lundi 2 novembre 2009

Artistes, artisans

Comment doit-on nous appeler? Est-ce que les gens qui font des effets visuels sont des techniciens? Des artisans? Des artistes?

Poser la question à un groupe d’artistes c’est certainement ouvrir un débat...
Dans le fond, c’est un peu tout ça.

La technique est importante et on pourrait bien dire que nous sommes techniciens. Mais, pour que le plan fonctionne, une sensibilité visuelle d’artiste est indispensable et, à des doses variables, la création est toujours au rendez-vous.

En général, je préfère utiliser le terme d’artisan. À mes yeux, cela représente bien le mélange de création et de technique ainsi que la notion de travail commandé que la tâche implique au quotidien.

1 commentaire:

  1. Certainement la nuance la plus importante à faire pour vraiment comprendre la place du "créateur digital" dans l'univers cinématographique. L'artiste a le contrôle sur le produit fini et est impliqué au complet, l'oeuvre étant le résultat de son flux (peintre, sculpteur, romancier avant l'éditeur). L'artisan comprend qu'il fait partie d'un tout plus grand et joue sa partition avec honneur. Bien qu'un métier jeune, il faudrait réussir à inculquer aux nouveaux venus le sens de la tradition de l'artisan. Nous sommes les descendants des décorateurs de Star Wars (1976) ou de Intolerance (1908), et pourquoi pas des peintres, sculpteurs et graveurs des cathédrales gothiques! (Faudrait que tout le monde ait la chance de voir ce qu'était un "vrai" matte painting)

    Malheureusement, il y a des producteurs qui voient un clavier et pensent "programmateurs" plutôt que cinéastes.

    Faudrait que les artisans CG soient beaucoup plus près des artisans de plateaux. Peut-être plus de présence (aux RDCQ par ex) en tant qu'artisans plutôt que cachés dans leurs boîtes respectives?

    Bravo au "gars des effets" pour ce blog qui part assez bien merci!

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