jeudi 31 décembre 2009

Effets visuels et plateau de tournage (5)

Ce que j’aime sur les plateaux? Plein de choses!

Ce travail d’équipe fait un agréable contraste avec le travail parfois solitaire des effets visuels. Les gens qu’on y rencontre sont généralement faciles d’approche et disponibles.

J’aime l’efficacité détendue qu’on y retrouve. Ça travaille fort, mais généralement dans la bonne humeur.

Le mode de fonctionnement est resté assez fidèle aux origines du cinéma. Les caméras, la prise de son ont changé, les sources d’éclairage et plein d’autres techniques également mais c’est encore largement empirique et artisanal. C’est tellement loin de la gestion du micro détail genre « zoom-in-dans-le-pixel-juste-pour-voir-me-semble-que-c’est-flou » qu’on trouve en effets visuels.


Ce que j’aime moins? Vraiment peu de choses!

La longueur des journées peut parfois être moche. Pas tellement pour les heures travaillées (on connaît ça aussi, non? :) mais surtout quand il n’y a que quelques effets à tourner et qu’ils sont éparpillés sur toute la journée…

Mais c’est justement en attendant mon tour sur un plateau que l’idée de ce blog m’est venue… Le temps de réflexion a peut-être du bon!

On se voit sur un plateau en 2010? :)

vendredi 4 décembre 2009

Les « crédits »

Pour certains films à gros tirage, les « blockbusters », la liste des artisans ayant participé aux effets visuels peut être très impressionnante. À titre d’exemples, le premier « Seigneur des Anneaux » compte 330* noms aux effets visuels; le film catastrophe de Roland Emmerich « 2012 » qui est sorti récemment, en compte plus de 500*, « Avatar » de James Cameron, attendu dans quelques jours, en dénombre plus de 800*! Et aussi spectaculaire que ces nombres soient, c’est tout à fait représentatif de la quantité de travail nécessaire pour mettre ces ambitieuses images à l’écran. C’est bien sûr lié aux techniques utilisées et proportionnel au volume et à la complexité des effets.

Dans certains cas, les postes énumérés au générique de fin représentent des spécialités hyper pointues (« On-Set Data Collection », « Lidar Supervisor ») qui n’ont pas été impliqués tout au long de la production mais sont ponctuellement nécessaires tout de même.

Comme l’industrie des effets visuels est encore assez jeune et le développement des techniques loin d’être terminé, la liste des postes va sans doute s’allonger.

La standardisation des noms de poste/fonctions liés aux effets visuels n’est pas encore tout à fait complétée. C’est vrai même dans le marché hollywoodien. La Visual Effects Society travaille avec les principaux studios américains à standardiser les noms des différents postes et a commencé à baliser des standards et procédures.

Dans nos productions locales, tout est évidemment plus modeste. Babine a utilisé les services de 16* artisans en effets visuels, Grande Ourse, 11* et De père en flic, 7*…

Si la liste des noms n’est jamais très longue, la traduction française des différentes fonctions ajoute tout de même à la difficulté… On voit des versions diverses qui ont généralement de l’allure mais il faudra bien qu’éventuellement on standardise. À suivre.

En terminant, j’espère qu’un jour on pourra mettre les noms des artisans des effets visuels AVANT le nom de l’assistant de production qui promène le chien du producteur… :)

* Source : imdb.com

vendredi 27 novembre 2009

Effets visuels et plateau de tournage (4)

Avant d’arriver sur le plateau, vous aurez sans aucun doute fait vos devoirs : vous savez ce que vous êtes venus tourner, vous vous êtes préparé et avez apporté l’équipement dont vous aurez besoin.

L’équipe du plateau a déjà un plan de travail probablement assez serré et il n’inclut peut-être pas vraiment le temps nécessaire à votre intervention. Il vous faudra être efficace.

Essayez donc d’être autonome le plus possible. Si vous avez besoin d’aide et avez visiblement fait un maximum pour être prêt, vous aurez la compréhension et le support de l’équipe. Si, au contraire, vous semblez au dessus de vos affaires ou bougez au ralenti, ils ne sentiront sans doute pas l’urgence de travailler plus fort pour vous.

Notre défi le plus grand sur le plateau est de rapidement réagir aux imprévus. Il est fréquent qu’on doive proposer une technique pour un plan qui n’a pas été planifié. On a parfois peu de temps pour juger si ce qui est tourné est bon ou pas. Il faut aussi savoir faire la part entre le temps à mettre pour tourner correctement et le temps nécessaire à une éventuelle correction en post, en gardant toujours en tête la qualité du produit final.

Quand l’horaire de 50 personnes dépend d’une décision que vous devez prendre, le temps peut sembler bien long… Mais c’est à ce moment-là que votre présence sur le plateau est la plus importante. C’est aussi là que votre expérience et la qualité de votre préparation vont paraître.

Faire vite ne veut pas dire paniquer. Vous entendrez peut-être des commentaires comme « c’est pas si compliqué d’habitude (1) », « les autres ne font pas comme ça (2) », « ben voyons, vert c’est vert (3) », « voyons, aujourd’hui avec les ordinateurs vous pouvez keyer sur n’importe quelle couleur, non? (4) », … Laissez-les dire et gardez le cap. Aucune des personnes qui feront ces commentaires, aussi bien intentionnées soit-elle, n’a d’expérience en post-production d’effets. Aucune ne connait VRAIMENT les limites et les implications d’une plate d’effets visuels mal tournées.

Vous savez ce que vous êtes venus faire et c’est sur vos épaules que repose le poids de faire approuver le plan FINAL. Accordez-vous donc le temps de faire votre travail, vous faites aussi partie de l’équipe.


(1), (2), (3), (4): citations très authentiques.


À suivre…

dimanche 22 novembre 2009

Effets visuels et plateau de tournage (3)

Préparée par l’équipe réalisation (1er et 2ième assistants), la feuille de service (« call-sheet ») est le document d’information de base pour les artisans lors d'une journée de tournage. Assurez-vous d’en avoir une sous la main.

On y retrouve plein d’infos pertinentes : heures de lever et coucher de soleil, prévisions météo, localisation du tournage, scènes à tourner, comédiens concernés, liste d’équipe par départements, etc.

C’est sur cette feuille qu’on indique à quelle heure les différentes personnes sont attendues sur le plateau. Votre nom n’y sera peut-être pas (on nous oublie hélas souvent) alors vous devrez vous informer aux assistants à la réalisation. Dans le doute, arrivez pour l’appel général.

Sans être une bible absolue, la feuille de service devrait montrer les différentes scènes de la journée dans l’ordre de tournage prévu. C’est une indication utile pour déterminer quand vous devrez vraisemblablement vous activer. Restez près de l’action et à l’affut de ce qui se passe à chaque moment. Il y a toujours une bonne part d’improvisation sur un plateau. Suivez le flot.

Si vous avez à vous absenter du plateau pour un temps (ça arrive), assurez-vous de le mentionner à l’équipe de réalisation, au 1er assistant par exemple.

La scripte note généralement les infos de base pour chaque plan: focale utilisée, diaphragme, etc. Si vous avez besoin que plus de mesures soient prises (hauteur de la caméra, tilt, etc.), il faut explicitement et clairement le mentionner.

C’est l’équipe caméra qui va vous donner ces infos. La scripte va les ajouter à son rapport mais je préfère de toute façon noter moi-même ce dont j’ai besoin sur mon propre formulaire ce qui me permet aussi d’ajouter d’autres notes personnelles et pertinentes pour la suite de mon travail. De plus, cela me donne accès immédiatement aux infos dès mon retour au bureau plutôt que d’avoir à attendre une copie des notes de la scripte.

À suivre…


lundi 16 novembre 2009

Autre gros blog

Je viens tout juste de tomber là-dessus: MAKING OF.
C'est très élaboré, il y a de quoi se perdre...
N'oubliez pas de mettre un signet sur mon blog pour pouvoir y revenir! :)

mercredi 11 novembre 2009

Effets visuels et plateau de tournage (2)

Un plateau de tournage peut regrouper une équipe nombreuse. Ça peut être 30, 50 personnes ou plus. Et chaque personne a un rôle précis.

Sans aller dans le détail de ce que chacun fait, on peut tout de même décrire les équipes par département.

Réalisation : réalisateur, 1er/2ième/3ième assistants, scripte. Ils sont les grands manitous du plateau. C’est par eux que se défini ce qui va être tourné, comment et dans quel ordre on va procéder.

Caméra : directeur de la photographie, possiblement cadreur (« steadycam » peut-être?), 1er/2ième assistant, « vidéo assist ». Ils sont évidemment les yeux du plateau.

Département artistique : concepteur visuel du film, directeur artistique, décorateur, accessoiristes. Ils sont responsables de tout ce qui est visible à l’écran.

Technique, 2 grandes familles :

Les électros : le chef éclairagiste et son best boy (bras droit) vont illuminer le décor sous les indications du directeur-photo. Ils seront secondés par d’autres éclairagistes selon les besoins. Si nécessaire, un opérateur de génératrice sera de la partie.

Les machinistes : le chef machiniste et son best boy (bras droit) vont s’occuper de tout ce qui est mécanique sur le plateau, de l’installation du trépied ou des rails de la caméra jusqu’au mouvement du dolly sur les rails. Ils seront secondés par d’autres machinistes selon les besoins.

Son : preneur de son et perchiste. Ils sont les oreilles du plateau.

C.C.M. : costume, coiffure, make-up : ce qu’ils ou elles font est assez évident…

Régie : régisseur, assistants de production, chauffeurs. Ils sont le support logistique nécessaire au tournage. Cela inclut aussi cantiniers et traiteurs qui vont nourrir l’équipe.

Notre tâche nous amène à travailler de plus près avec certains d’entre eux mais nous interagissons éventuellement avec tout le monde.

Pour une définition détaillée des différents postes, en anglais:
Internet Movie Database

À suivre…

jeudi 5 novembre 2009

Effets visuels et plateau de tournage (1)

Une équipe de tournage est une entité vivante et autonome. Cet étrange animal prend magiquement vie au premier jour du tournage et s’éteint, parfois avec style, au wrap party. Différents métiers se côtoient sur un plateau et y interagissent selon un code vieux comme le cinéma lui-même. Les artisans/techniciens qui se trouvent sur les plateaux ont ainsi l’occasion de tisser des liens tout au long des (parfois longues) journées de tournage.

Lorsqu’un artisan en effets visuels met les pieds sur un plateau de tournage, surtout si c’est pour la première fois, il a un peu l’allure d’un cheveu sur la soupe ou, au pire, d’un chien dans un jeu de quilles… Bref, il est un peu à part et même avec plein de bonne volonté, ça peut être long de s’intégrer à raison d’une ou deux journées à l’occasion.

Un bon point de départ pour faciliter l’intégration est toujours une bonne compréhension du monde dans lequel on atterrit. J’ai donc pensé faire une « chronique d’un plateau expliqué » à l’intention de mes collègues des effets visuels pour qu’ils comprennent mieux leur environnement d’un jour.

Je recevrai humblement et avec un plaisir certain les commentaires de ceux qui, au contraire, passent leur vie sur des plateaux et trouvent bien étranges ces petites bêtes esseulées qui errent parfois sur les plateaux…

À suivre…

mardi 3 novembre 2009

Masculin/Féminin

J'ai appris à l'école que, dans la langue française, le masculin englobe le féminin. Je n'utilise pas toujours cette règle mais c'est tout de même mon premier réflexe quand j'écris. Ce sera le cas pour ce blog.
Voilà, c'est dit.

lundi 2 novembre 2009

Artistes, artisans

Comment doit-on nous appeler? Est-ce que les gens qui font des effets visuels sont des techniciens? Des artisans? Des artistes?

Poser la question à un groupe d’artistes c’est certainement ouvrir un débat...
Dans le fond, c’est un peu tout ça.

La technique est importante et on pourrait bien dire que nous sommes techniciens. Mais, pour que le plan fonctionne, une sensibilité visuelle d’artiste est indispensable et, à des doses variables, la création est toujours au rendez-vous.

En général, je préfère utiliser le terme d’artisan. À mes yeux, cela représente bien le mélange de création et de technique ainsi que la notion de travail commandé que la tâche implique au quotidien.

vendredi 30 octobre 2009

Effets spéciaux ou effets visuels?

Les 2 termes sont parfois utilisés sans distinction et cela porte à confusion.

Définitions de mon dictionnaire:

-Les effets spéciaux sont les effets pratiques utilisés au tournage : fumée, pluie, explosions, etc.

-Les effets visuels sont ceux fabriqués de façon numérique en post-production et faisant usage de logiciels d’infographie.

Chaque discipline a ses caractéristiques et ses usages exclusifs. Mais il y a des effets qui peuvent être faits par l’un ou l’autre selon les circonstances. On doit évaluer les besoins et choisir l’option la plus logique en fonction des coûts et contraintes.



Pour plein d'autres définitions liées au cinéma, mais en anglais, cliquez ici.

mercredi 28 octobre 2009

La Visual Effects Society (VES)

Cet organisme fondé en Californie regroupe près de 2000 membres oeuvrant dans les effets visuels un peu partout dans le monde. Voué à promouvoir ce domaine auprès de l’industrie, la VES offre aussi aux membres des occasions d’échanger et de parfaire leurs connaissances.

Le milieu québécois des effets visuels compte une vingtaine de membres de la VES.

Site de la Visual Effects Society

lundi 26 octobre 2009

Le « blue/green screen »

Oui, on en fait depuis longtemps. Mais ça ne veut pas dire que c’est devenu bêtement facile.

Si vous avez besoin de conseils, consultez d’abord ceux qui vont combiner les différentes couches et en faire un produit fini qui doit être crédible. Eux, ils connaissent vraiment ça. Tout le monde sur un plateau a une opinion sur ce sujet. Ils en ont tourné tellement! (Mais ils ne sont généralement pas là pour discuter les résultats en post…)

Le format de capture de l’image est très important. En film, évitez si possible les pellicules trop rapides (500ASA). Le grain est problématique pour les fins détails (cheveux, etc.). Le format 16mm n’est pas recommandé entre autres à cause de la grosseur du grain. Les caméras numériques ne sont pas toutes nées égales : Red, Viper, D21, F900, F23, F35, …, la liste est longue et continue de s’allonger. Ce qu’il faut retenir est que plus le format est compressé, moins il enregistre d’information en résolution et couleur. Et justement, pour une bonne incrustation sur fond bleu ou vert, on a besoin d’un maximum de résolution et d’un maximum de détails dans les couleurs.

Pour faire en sorte qu’un plan tourné sur fond vert ou bleu fonctionne, il faut s’assurer d’avoir rempli une série de conditions, avoir pris une série de bonnes décisions. Je ne vais pas essayer de donner une recette universelle puisque chaque cas est à analyser. Voici tout de même quelques grandes lignes directrices.

-Le fond de couleur devrait être le plus loin possible de l’avant-plan. Une vingtaine de pieds (disons 7 mètres) devrait être un minimum.

-Le choix de la couleur de fond est important. Il faudra le discuter selon les circonstances, entre autres le type d’avant-plan. Quand c’est possible, j’ai tendance à suggérer le vert parce que, peu importe le type de caméra, le canal de vert est plus net que celui du bleu. Il faut utiliser des fonds de couleur spécialisés : « Chroma », « Ultimatte » ou « Digital », ces fonds sont conçus pour réfléchir de spécifiques (étroites) longueurs d’ondes. J’ai une préférence pour le « Digital ». Il faut évidemment que le fond soit uniforme (sans plis sombre ou taches inégales), qu’il soit éclairé de façon égale et proprement exposé.

-On essaie de tourner la couche la moins contrôlable d’abord pour pouvoir au besoin ajuster la seconde couche. C’est fou, mais ça marche mieux. Tourner le fond vert/bleu sans savoir ce que sera le fond incrusté au final n’est pas une bonne idée. Pour que ce soit crédible il faut que ce soit planifié. Peu importe la qualité de l’intégration, si les 2 couches ne raccordent pas, ça ne fonctionnera pas.

-L’avant-plan et l’arrière-plan doivent partager un même scénario d’éclairage. C’est souvent là que ça blesse… Angle et position de la lumière sont critiques. De même pour toutes les autres qualités de la lumière: si vous tournez votre personnage en studio pour éviter de le filmer sur la banquise, il faut tout de même qu’il soit éclairé comme s’il était sur la banquise… Je choisi cet exemple à dessein : il est très difficile de reproduire l’éclairage du soleil en studio. La source unique qu'est le soleil et l'environnement qui réfléchi à plein sont difficile à reproduire à la perfection.

-L’avant-plan et l’arrière-plan doivent également partager les mêmes propriétés optiques : longueur focale et profondeur de champ, position de la caméra, etc. On a un peu de marge de manœuvre pour ajuster au final mais pas tant que ça.

-Arrivé en post-production, il faut éviter de manipuler les images avant de les envoyer au compositing. Réduction du bruit, stabilisation, reformatage, étalonnage, toutes ces étapes peuvent altérer l’image et rendre l’incrustation difficile et les résultats douteux.

jeudi 22 octobre 2009

Le « CG »...

On entend souvent parler de « CG » ou « CGI » (prononcer « Sidji » ou « Sidji-aille ») pour décrire globalement le travail d’effets visuels fait sur ordinateur.

D’où vient cette appellation? Du terme anglais générique officiel qui est « CGI » et qui signifie Computer Generated Imagery.

On pourrait en français utiliser « infographie» ou simplement « effets visuels» parce qu'aujourd'hui, c'est clair que c'est fait avec des ordinateurs...

mercredi 21 octobre 2009

Le talent local

L’expertise québécoise en effets visuels est reconnue. Nous ne sommes peut-être pas les meilleurs au monde comme on l’entend parfois mais nous sommes très certainement dans le peloton de tête.

D’où vient ce talent? Je ne sais pas. Un producteur avec qui j’ai travaillé il y a quelques années disait qu’avec notre hiver qui dure 9 mois, si on ne joue pas au hockey, il n’y a rien d’autre que les effets visuels pour s’occuper…

Mais les indices sont là : pour un marché de la taille de Montréal, il y a beaucoup de compagnies d’effets; il y a plusieurs écoles qui donnent des formations dans le domaine; de nombreuses productions étrangères (tournées ici ou pas) ont fait faire des effets ici; de nombreux artistes québécois oeuvrent à l’étranger avec succès.

Ceci dit, faire des effets visuels à Montréal pour le marché local n'est pas une tâche facile. Les attentes sont grandes et le talent aussi mais ce sont les moyens, les ressources qui ne sont pas toujours là. Il faut travailler là-dessus. On y reviendra.

En passant, je me demande bien pourquoi il n’y a toujours pas de catégorie « Effets visuels » aux Gémeaux, aux Jutras…

Des explications, moins fiables...

Avec ce blog, un de mes objectifs est d'expliquer, vulgariser certaines techniques propres aux effets visuels. Je ne suis évidemment pas le seul à le faire sur le web.

Parfois, ça donne de drôles de résultats...

mardi 20 octobre 2009

Pourquoi ce blog?

Je travaille dans les effets visuels à Montréal depuis des années.
J'ai parfois des réflexions que j'ai envie de partager.
Je me suis tout récemment dit qu'un blog pourrait être le canal pour le faire. Ce blog prend vie aujourd'hui.

Entre les impressions préjugées que tout y est facile ou bien que tout y est trop cher, je vais essayer de donner un portrait juste du domaine. Ce sera évidemment mon son de cloche à moi, mon évaluation personnelle d'un domaine relativement méconnu.

Ce sera aussi une bonne façon de tisser des liens avec des artisans de d'autres disciplines du cinéma et de la télévision. Nous nous croisons sur les plateaux mais les échanges sont peu nombreux. J'espère recevoir des questions et commentaires, susciter une discussion constructive.